VERCORS, Rando-Ane sur les Hauts Plateaux

VERCORS, Rando-Ane sur les Hauts Plateaux

 

 

Préparation :

Aujourd’hui, nous nous sommes rendus à La Chapelle En Vercors afin de peaufiner notre itinéraire prochain. Nous y avons rencontré « Christian » le boss de « ok-corr-ane » qui nous a conseillé un bel itinéraire . En effet, nous partons pour 5 jours de randonnée avec nos castors sur les hauts plateaux du Vercors. Pour que notre projet soit réalisable en autonomie, nous avons décidé d’être accompagné d’un âne qui portera notre matériel et occasionnellement l’un des castors.

Cette semaine nous allons préparer notre matos…

DSC_1977Le Voyage :

Vous rêvez de grands espaces, de voyages itinérants sur plusieurs jours en autonomie dans une nature préservée….. mais vous avez des enfants en bas-âge et un budget limité… Voilà l’équation qu’il nous fallait résoudre pour vivre nos rêves et notre soif d’aventure en famille…

Lundi 26 juillet 2010 à 09 heures 40 : ,

Après avoir chargé nos sacoches et reçu les derniers conseils de l’ânier, nous démarrons notre randonnée de la Chapelle en Vercors en direction de notre premier bivouac dans les collines avoisinant la commune de Vassieux en Vercors. Nous sommes en compagnie de « Quoda », un âne robuste âgé de 6 ans. Ses sacoches sont bien remplies de nos affaires, de notre alimentation pour 5 jours en autonomie et de plusieurs litres d’eau. En effet, l’eau est rare dans le Vercors. Nathan perché sur son âne découvre le paysage qui défile autour de nous tandis que son frère tente de dissuader « Quoda » dans sa quête des brins d’herbe… Cette première journée nous permet de se familiariser avec l’animal et réciproquement. Nous établissons notre bivouac dans une clairière en bordure du chemin où l’herbe grasse ravit notre compagnon à quatre pattes.

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Mardi 27 juillet 2010

Après avoir essuyé une petite pluie dans la nuit, nous poursuivons notre route au rythme de « Quoda » qui profite de la moindre halte pour croquer brins d’herbes, chardons ou même arbustes qui sont à sa portée. Arrivés au col du Rousset, nous décidons de nous séparer en deux groupes Anne-Cécile et les garçons prendront le Télésiège tandis que Nicolas avec « Quoda » passerons par la piste. L’ascension jusqu’au sommet ne présente aucun intérêt. Mais « Quoda » en a décidé autrement… il refuse catégoriquement de monter sans les enfants ! Impossible de le faire avancer… Après de longues minutes de « bataille » avec « Quoda » nous nous résignons à monter tous ensemble par la piste…
Dans la montée, un mauvais passage météo nous contraint à faire une pause abritée dans la forêt. Nous en profitons pour déjeuner et faire faire la sieste aux enfants. A l’issue, nous reprenons notre ascension vers les hauts plateaux du Vercors. Notre chemin nous mène ensuite vers notre second bivouac quelques centaines de mètres avant le col des Econdus. La vue est absolument superbe sur ces plateaux. Tel le Canada, ces plateaux sont couverts de sapins à perte de vue, de prairies d’herbe rase, et de montagnes imposantes qui le délimitent. Rien, absolument rien, ne rappelle la civilisation… Pas de route, pas de poteau électrique, pas d’habitation si ce n’est quelques chalets d’alpages… Et dire que nous habitons à quelques dizaines de kilomètres de là et nous n’avons jamais pris le temps de venir découvrir cette partie si sauvage du Vercors… Nous plantons la tente face à ce merveilleux panorama avant de nous coucher…
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Mercredi 28 Juillet

Nous progressons jusqu’à la cabane de Pré PEYRET tandis que plusieurs vautours survolent nos têtes… Nous profitons d’un replat ombragé surplombant le chemin pour déjeuner. Une petite « falaise » nous permet même de faire quelques pas d’escalade ce qui amuse beaucoup nos castors juniors.
Après la sieste, notre chemin nous mène à d’anciennes carrières romaines qui servirent parait-il à la construction des fortifications de la ville de DIE…. quelques centaines de mètres de dénivelé plus bas…

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Nous arrivons enfin dans la jolie plaine de la Queyrie où la présence d’un arbre solitaire brise la monotonie de l’herbe rase. Nous sommes surpris de trouver de nombreuses edelweiss.
Après avoir traversé cette plaine, la montée est un peu plus raide en direction de la fontaine des Bachassons où nous faisons le plein d’eau face à l’imposant Grand Veymont avant d’entamer la montée du pas de la selle. L’ânier nous y avait promis une vue superbe sur le Mont Aiguille, nous ne sommes déçus… A tel point que nous plantons notre tente face à celui-ci sur une petite surface plane à proximité d’une petite cabane en bois.

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Jeudi 29 juillet à 01 heures 28

Nous sommes réveillés par une petite pluie qui ne dure qu’une heure… Nous nous rendormons avant d’avoir un nouveau réveil à 06 heures 30 causé cette fois par le passage d’un troupeau entier de brebis … Et maintenant c’est la pluie qui refait son apparition… Là, il faut faire un choix…. Tenter une sortie au risque de tremper nos affaires et nous-mêmes… Et les enfants, comment faire ? Ils ne pourront pas marcher toute la journée, s’ils sont mouillés jusqu’aux os…. En plus, nous sommes à plus d’une journée de marche de l’arrivée et il n’y a aucun raccourci… Il nous faut avancer, c’est décidé nous tentons le tout pour le tout, nous sortons en laissant les enfants à l’abri dans la tente… Nous bâtons notre âne et chargeons notre matériel… Mais la pluie s’est amplifiée et maintenant nous sommes vraiment trempés…. Avec la pluie, c’est le brouillard qui fait son apparition, nous ne voyons plus qu’à quelques mètres… C’est impossible, les enfants ne pourront pas nous suivre avec ce temps et surtout passer une nouvelle nuit en bivouac avec leurs affaires mouillées. Nous n’avons pris que très peu d’affaires de rechange. Nous décidons d’abandonner, de débâter l’âne et nous courons nous réfugier sous la tente. Mais nouveau problème, la tente prend l’eau !!! Nous rassemblons nos affaires pour les stocker dans des sacs poubelles, surtout les duvets. Il ne faut absolument pas qu’ils soient mouillés sinon la prochaine nuit va être humide et longue… Nous épongeons notre tente en priant pour que le temps se calme. Nous avons l’impression d’être sur un radeau en train d’écoper ! Nous attendons patiemment que le temps se calme et jouant avec les enfants. A 10 heures 30, miracle, la pluie s’arrête enfin et le vent sèche en quelques minutes notre tente. Nous plions la tente, chargeons le matériel et partons en direction du pas de Bachassons, puis descendons vers la « grande cabane ». La grande Cabane est utilisée comme « camp de base » pour les bergers locaux. Nous avons pris soin de protéger notre matériel sous une couverture de survie. Nathan est bien protégé sous la housse dans son porte-bébé. Sur le chemin, une averse nous contraint à nous protéger sous les sapins avec notre âne. Nous arrivons à notre dernier bivouac aux baraques de Gerland, en milieu d’après-midi. Nous trouvons un emplacement un peu en retrait du chemin près d’une baraque en bois aux allures de cabane de trappeurs. Nous profitons du reste de la journée pour visiter les alentours en mettant les enfants sur « Quoda ».

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Vendredi 30 juillet

Nous plions et chargeons notre matériel pour la dernière fois, direction la cabane de Pré Grandu sur une jolie piste forestière. Nous en profitons pour manger framboises et fraises des bois en chemin. « Quoda » préfère les chardons. Puis, nous descendons vivement à travers bois vers le hameau de la « Britière » où l’ânier vient nous récupérer pour nous reconduire à notre véhicule.

Nous garderons, sans aucun doute, un souvenir exceptionnel de ces cinq jours passés sur ces hauts-plateaux sauvages avec notre petite famille et notre âne. Sans lui, cette randonnée n’aurait pas été possible. Nous ne sommes partis que quelques jours mais nous avons l’impression d’être restés une quinzaine jours, peut-être est-ce dû à la solitude des lieux ? En tout cas, nous avons fait un voyage à l’impact écologique quasi nul car aux portes de notre chez nous… pour un budget modeste.

Cet article a 1 commentaire

  1. Coucou toute la famille!
    Nico, tu dois être rentré chez toi. Profite bien.
    J’ai pensé à toi cette semaine quand je me faisais …comme un rat mort. Vive les stages!!!
    Bisous à tous les 4.
    Mag.

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