Canada, Le Québec et ses parcs naturels

Canada, Le Québec et ses parcs naturels

Cela faisait de nombreuses années que nous attendions ce moment… « Écouter doucement le canoë filer sur l’eau, au rythme des coups de pagaie, dans les eaux sauvages d’un lac du Canada ». Après quelques recherches sur kayak.fr, notre décision est prise : « cette année, ce sera le Canada, et plus précisément le Québec ! ».

Bercés par les récits de Jack London, galvanisés par le mythe du Grand Nord, de ces explorateurs et intrépides trappeurs, et poussés par notre passion pour les grands espaces, nous étions impatients de découvrir cette nature sauvage et préservées.

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Le territoire terrestre du canadien s’étend sur 10 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait le deuxième pays le plus vaste au monde après la Russie… Le territoire contient plus de 82 100km² d’étendue d’eau douce, ce qui fait du Canada le pays possédant parmi l’une des plus grandes réserves d’eau douce du globe.

Le Québec, quant à lui, s’étend sur plus d’1 667 440 kilomètres carrés, soit près de 2,5 fois la superficie de la France. Ce sont près de 2000 kilomètres qui séparent le Sud du Nord de cette province canadienne qui compte un demi-million de lacs. La végétation y est dense, avec d’immenses étendues de forêts boréales. Les parties septentrionales, d’influence arctique et subarctique laissent place à la taïga et la toundra.

De nombreux animaux participent au mythe du grand nord et des grands espaces. Ainsi, il n’est pas rare de rencontrer des orignaux, ours noirs, cerfs de virginie, caribous, castors, écureuils… L’estuaire du Saint Laurent et le fjord de Saguenay accueillent également des populations de baleines bleues, des rorquals, belougas. Des phoques sont également visibles, notamment au parc de Bic.

Peuplé depuis près de 10 000 ou 11 000 ans par des peuples nomades venus d’Asie, le Québec (qui signifie l’endroit où l’eau se rétrécie en langue algonquins) appartiendra à la vice royauté de la Nouvelle France en tant que colonie française, de 1608 et 1763. Devenu colonie britannique, le Québec s’intégrera à la confédération canadienne en 1867. La révolution tranquille des années 1960-70 réaffirmera l’identité francophone de cette province, en faisant, notamment, du français sa langue officielle.

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Comme à chaque fois, nous achetons les billets, réservons notre véhicule et la première nuit à l’hôtel du lieu d’arrivée. Premier constat, si les prix des billets semblent raisonnables, la location de la voiture s’avère plus chère que prévue. Nous aurions peut-être dû réserver plus tôt…

En consultant les guides achetés et les différents sites internet et notamment l’excellent site : « authentikcanada.com », nous décidons de l’itinéraire à suivre. Nous partirons de Montréal pour les parcs du Mont Tremblant et de la Mauricie avant de remonter au nord au Lac St Jean, puis descendre le long du Saguenay et atteindre Tadoussac. De là, on pense traverser le St Laurent ou bien descendre à Québec pour faire le tour de la Gaspésie.

Nous prenons soin également de consulter le site des parcs du Canada « SEPAQ » afin de récupérer un certain nombre d’informations.

L’ITINERAIRE, sur trois semaines et demi :

Montréal

Parc du Mont Tremblant

Parc de la Mauricie

Lac St Jean – Village de Val Jalbert

Lac St Jean – Zoo de St Félicien

Parc du Mont Valin

Fjord du Saguenay – Baie de Ste Marguerite

Tadoussac

Parc des Grands Jardins

Québec

Parc de Bic

Rimouski

Parc de la Gaspésie

Percé

Parc de Miguasha

Parc de Témiscouata

Retour Montréal

Avec un total de 4600 km parcourus.

ROAD BOOK

« Nous décidons de tester notre matériel de camping dès la première nuit en dormant dans l’enceinte de l’aéroport ! »

La mécanique semblait trop bien huilée, les vols réservés, l’hôtel et la voiture aussi… C’était trop beau. La réception d’un SMS d’Aircorsica fit tomber en une seconde cet équilibre parfait. Notre vol de départ Ajaccio-Nice est retardé de plus d’une heure. Résultat, le timing devient particulièrement serré, voire carrément suicidaire pour le prochain vol Nice-Montréal.

Pas le choix, il nous faut décaler le vol et prendre celui précédent, c’est à dire partir la veille… et donc passer une nuit à Nice. Pour limiter le budget dès le départ, nous décidons de tester notre matériel de camping dès la première nuit en dormant dans l’enceinte de l’aéroport !

Jeudi 27 juillet 2017 : Décollage pour Nice

Notre vol programmé à 19 heures 50 est décalé et nous décollons avec une heure de retard… c’est donc au milieu de la soirée que l’avion atteint l’aéroport de Nice. Luttant contre de fortes perturbations, l’avion se pose sur une roue qui rebondie sur l’autre avant de se stabiliser pour le freinage final. Après cette petite frayeur, l’avion prend tranquillement la route du terminal.

« une hôtesse d’Hertz nous prend visiblement en pitié et nous offre quatre bouteilles d’eau et des compotes de pommes ! »

Nous dînons rapidement dans le seul bistrot encore ouvert à cette heure et prenons la navette pour rejoindre le terminal international. Celui-ci n’est pas très grand. Il y a peu de monde et les dernières boutiques s’apprêtent à fermer. On décompte quelques routards et trois « sdf ». Nous trouvons un endroit calme, un peu en retrait, pile devant le stand de location « Citer », désormais fermé. Après un rapide brossage des dents dans les toilettes de l’aéroport, nous installons nos tapis de sol et duvets pour la nuit. Vers 2 heures 00, l’aéroport sera clos, on ne pourra plus sortir, ni entrer. Pendant que les enfants tentent de s’endormir sous la lumière crue des néons, nous lisons quelques lignes. Une dernière clope et nous rejoignons les garçons, pensant profiter du calme qui s’est installée à cette heure tardive. Calme de courte durée car un « vagabond » s’installe sur les sièges à proximité et commence à parler à haute voix, se racontant des histoires que lui seul semble comprendre… Il s’adresse visiblement à sa main gauche… Anne-Cécile tente vainement de lui dire de parler moins fort, sans résultat. Alors que je lis les derniers lignes avant de m’endormir, une hôtesse d’Hertz nous prend visiblement en pitié et nous offre quatre bouteilles d’eau et des compotes de pommes. Quelle gentillesse ! Les heures s’égrènent doucement. Nous somnolons par intermittence.

Vendredi 28 juillet : Vol Nice – Montréal

06 heures 00, les agents de sécurité nous confirment qu’il est temps de plier le campement… Tranquillement les affaires retrouvent leurs sacs respectifs. Machinalement, nos yeux se tournent vers le panneau des départs et là, « horreur » ! Notre vol de 11 heures 40 est annoncé à 13 heures 40. Double loose : D’une part on est pas ravi d’attendre encore des heures mais surtout on aurait pu dormir dans notre lit et prendre l’avion Nice-Ajaccio initialement prévu !

A l’enregistrement des bagages, nous sommes gratifiés d’un bon de 20€/personne pour le retard. Nous passons la matinée à patienter avant de passer en salle d’embarquement pour casser la croûte.

« Motel Pierre, la décoration n’a visiblement pas évoluée depuis les années 60-70 »

A 14 heures 30, l’avion quitte enfin le tarmac pour franchir l’océan atlantique. Après un peu plus de 08 heures de vol, nous atteignons Montréal sans encombre. Nous récupérons notre véhicule Toyota Corolla chez Hertz et nous suivons les indications du GPS pour atteindre le Motel Pierre. Il s’agit d’un motel particulièrement modeste et vétuste. La décoration n’a visiblement pas évolué depuis les années 60-70. La chambre est néanmoins propre, dotées de deux lits doubles et d’une salle de bains rénovée. Pour passer une seule nuit, pas chère, cela nous convient parfaitement. Nous jetons nos affaires sur le lit et filons au Mc Do voisin retrouver le goût d’un BigMac. Après une douche bien méritée, nous sautons dans nos lits, terrassés par notre périple et le décalage horaire (-6h). En quelques minutes, nous sombrons dans les bras de Morphée.

Samedi 29 juillet : MONTREAL

« nous filons au centre historique de Montréal »

Dring !!! 07 heures 00, après un bref petit déjeuner dans la chambre, nous filons chez MEC (coopérative de matériels de sport canadienne) acheter une cartouche de gaz pour notre réchaud. Mais avant, il nous faut retirer de l’argent liquide et là galère… Pour une raison inexpliquée, nous ne pouvons pas retirer plus de 400$ (276€) avec 03$ de commission en plus. On bataille un moment avant de passer un coup de fil à notre banque, mais rien n’y fait. On apprendra plus tard que notre tentative de retrait au Canada a généré une alerte et bloqué le plafond de retrait.  Finalement, nous sommes contraints de réaliser plusieurs retraits afin d’acheter notre matériel à MEC. Ensuite, nous filons au centre historique de Montréal, manger à l’ombre des pelouses du parc qui jouxtent le port et les quais. A l’issue, nous visitons le musée d’archéologie de la pointe à Callière, lieu de la première implantation de Ville-Marie qui deviendra Montréal.

Nous en apprenons un peu plus sur l’histoire de la ville. Jacques CARTIER, lors de son deuxième voyage en Amériques débarque sur l’île de Montréal, le 02 octobre 1535, et nomme la colline qui domine un village fortifié iroquoien, Mont Realis (Mont royal).  Ce village aura disparu lors du passage de Samuel de Champlain alors qu’il explore le fleuve St Laurent en 1603. Quelques années plus tard, il inaugure un poste de traite sur l’île de Montréal, dans un lieu qu’il nomme place royale avant de l’abandonner sous les attaques de Mohaws. L’histoire de Montréal débute vraiment avec la fondation de Ville-Marie, le 17 mai 1642, avec l’installation d’un groupe de religieux et de colons de la Société Notre-Dame de Montréal. 

Ensuite, nous parcourons à pied le vieux Montréal, de la place d’armes à la cathédrale jusqu’à la place Jacques CARTIER.

L’après-midi touche à sa fin et nous décidons de trouver un camping à mi-chemin de la route qui doit nous conduire au parc du Mt Tremblant. Ce sera le camping MIRABEL. Nous y traversons d’immenses rangées de caravanes modèles XXXXXL aux terrasses et aux bbq aménagés, pour atteindre les emplacements réservés aux tentes, en bordure d’un petit lac.

Douche, puis repas succinct et fade… Pâtes natures, sans sel, sans sauce… Faute de mieux…

Dimanche 30 Juillet : Parc du Mont Tremblant,

Au réveil, nos tentes sont trempées par la rosée. Nous installons un étendage de fortune pour le séchage. On ne le sait pas encore mais ce sera le début de trois et semaines et demi d’humidité…

Nous prenons la route pour le parc du Mont Tremblant,. Nous traversons la station de ski aux toits colorés avant de pénétrer dans le parc par l’entrée du « Diable ». A la maison du parc, nous réglons nos Pass Annuel Réseau Sepaq ainsi qu’un emplacement pour la nuit. Nous avons sollicité un endroit sympa et sauvage. Nous serons au « grenouille » en bordure du Lac Monroe. En découvrant l’emplacement, on s’aperçoit que c’est bondé et tout est organisé … Peut-être un peu trop. Visiblement, il n’y a aucune place pour l’improvisation.

Parc du Mont Tremblant
Parc du Mont Tremblant

Il est déjà 13 heures 30 et il nous faut trouver un endroit pour manger. Après quelques kilomètres dans le parc, nous nous posons au lac Lauzon, en bordure de route. Ici encore, pas de place à l’improvisation. Une aire de pic-nic est bien délimitée en bordure du lac. Il est donc impossible de s’aventurer un peu plus loin ou de faire le tour du lac.

Nous comprenons, qu’au contraire des Parcs américains, ici, il est interdit de sortir des chemins balisés.  Du coup, on commence à se poser des questions…. Avons-nous notre place ici ? Où est l’esprit sauvage des pionniers épris de liberté et de grands espaces alors même qu’il est impossible de poser un pied au bord d’un sentier si large et si lisse que les poussettes y avancent sans difficulté ???

« Et là surprise !!! la route bien goudronnée laisse place à la piste carrossable. La nature devient sauvage»

La visite des chutes du Diable ne nous rassure pas davantage. Nous décidons donc de poursuivre plus loin la route qui pénètre dans le parc. Et là surprise !!! la route bien goudronnée laisse place à la piste carrossable. La nature devient sauvage. Même les visiteurs semblent avoir disparus.

La piste est encadrée d’épaisses forêts qui laisse parfois entrevoir un lac ou un bras de rivière. Il n’y a quasiment plus personne, plus un bruit. Nous découvrons la nature à l’état pur. Nous passons le Lac Laplante puis longeons le lac Escalier pour y atteindre une nouvelle cabane du Parc. Nous voyant tellement désespérés par notre emplacement à l’entrée du parc, le garde modifie notre nuitée pour un nouvel emplacement plus nord, au bord du lac Savane.

On ne peut rêver mieux ! Un lac immense et sauvage, à 10 mètres de notre emplacement, doté d’un foyer pour le feu et d’une table en bois. Un rêve qui s’arrête brusquement avec l’apparition des premières gouttes de pluie. Dieu merci, notre système D composé d’une bâche sommaire et des ficelles, nous protège de la pluie pendant le repas. C’est d’autant plus sympathique que nous dégustons notre première tarte aux bleuets (myrtilles).

« Horreur ! En se réveillant, nous constatons l’absence de notre appareil photo étanche !!!»

Lundi 31 juillet : Parc de la Mauricie

Horreur ! En se réveillant, nous constatons l’absence de notre appareil photo étanche !!! Après réflexion, Théo se rappelle l’avoir déposé dans une boutique de Montréal. Après avoir trouvé le numéro de la boutique, nous contactons le responsable qui ne peut nous confirmer ou infirmer la découverte de notre appareil en l’absence de ses employés. Nous décidons tout de même de reprendre la route au cas où…. Malgré ce gros détour, notre « positive attitude » sera récompensée car nous retrouvons notre appareil complet et en bon état. Il avait été mis de côté par une employée. 

Nous quittons donc Montréal pour la seconde fois, direction le Parc de la Mauricie. Nous pique-niquons sur une aire d’autoroute et arrivons en fin de journée en ayant eu pas mal de pluie sur la route. A cette heure, tous les emplacements sont déjà pris… Grosse déception. Nous échouons au camping BelleMare qui nous offre un sympathique emplacement en forêt.  Nous en profitons pour  faire griller nos premières brochettes de bœuf ! Un seul mot : Succulent !

Brochette de boeuf !
Brochettes de boeuf !

«C’EST NOTRE PREMIER COUP DE PAGAIE AU CANADA !!!!»

Mardi 01 août : Parc de la Mauricie.

Lever 7h00 … pour filer louer notre canoë pour une journée « Canot/Rando ». Nous laissons notre campement en place car nous comptons y passer une deuxième nuit.  En voiture, nous gagnons WAPIZAGONKE pour louer notre canoë. Et là !!! Enorme !!! C’EST NOTRE PREMIER COUP DE PAGAIE AU CANADA !!!! Cela faisait des années que nous en rêvions. Nous remontons le lac WAPIZAGONKE et empruntons le petit bras de rivière qui sépare le lac en deux. A la pointe nord du lac, nous laissons notre embarcation pour partir en rando jusqu’au chute Waber (ou weber). Le sentier grimpe gentillement jusqu’à une magnifique vue sur le lac, puis se poursuit en sous bois jusqu’au lac Waber.  Nous ne tardons pas à entendre le bruit des chutes au loin. Le Lac se déverse dans des chutes de 72 mètres, plus hautes que les chutes du Niagara. Le sentier nous conduit aux pieds des chutes où il nous faut que quelques secondes pour se jeter sous la cascade et ô surprise, l’eau n’est même pas froide !

Parc de la Mauricie
Lac WAPIZAGONKE, l’aventure…

« nous sommes sauvagement attaqués par une escadrille de moustiques»

Après avoir déjeuner, nous réalisons la boucle jusqu’au lac Anticagamac qui s’étend  à perte de vue. Sur le chemin du retour, nous sommes sauvagement attaqués par une escadrille de moustiques. Malheureusement, nous n’avons pas pris d’anti-moustique. L’attaque est si rude que Théo et Anne-Cécile courent sur les dernières centaines de mètres jusqu’au canoë et sautent directement dans l’eau.

Chutes Waber ( ou Weber)
Chutes Waber (ou Weber)

Nous reprenons la route en pagayant sur l’immensité du lac. Nous faisons une petite halte en chemin sur des dalles qui bordent le lac. Nous réalisons quelques plongeons dans les eaux sombres du lac. C’est aussi l’occasion pour les garçons de tester seuls le canoë. Pas facile d’aller tout droit ! C’est aussi l’occasion d’observer un serpent qui nage à la surface de l’eau et qui rejoint le bord pour attraper une grenouille… Nous arrivons en fin d’après-midi à l’embarcadère, épuisés mais heureux de cette magnifique journée.

De retour au camping, les garçons utiliseront leurs dernières forces pour sauter dans la piscine commune.

Mercredi 02 août : village de Val Jalbert

Notre journée commence par la traversée en voiture du parc jusqu’à St Jean de Piles. Sous nos yeux, défilent lacs et forêts profondes. A la sortie du parc, nous prenons la direction de l’immense lac St Jean. En chemin, la pluie fait son apparition. Nous pique-niquons à l’abri sur une aire aménagée avant de reprendre la route jusqu’au village de Val Jalbert.

Val Jalbert : classé site historique et patrimonial, cet ancien village industriel (1901) n’est pas une reconstitution, mais un authentique village fantôme des années 20. Il s’agit d’un site de fabrication de pulpe à papier qui a fonctionné jusqu’en 1927. Le site, possédant l’importante chute d’eau de Ouiatchouan, est idéal pour la fabrication de la pulpe à papier. Le village est encore très bien conservé avec ses rues et ses maisons en bois. Les ouvriers étaient hébergés sur place avec leur famille dans des maisons sur le plan de celles de grandes villes ouvrières de l’époque. Chacune de ces habitations bénéficiait d’un confort moderne avec l’aqueduc, l’électricité, les égouts, les cabinets d’aisance et un nombre de chambres à coucher suffisant. L’électricité et le bois de chauffage étaient fournis par la compagnie.

Val Jalbert, Village fantôme

Bénéficiant d’une légère éclaircie, nous visitons à pied le site jusqu’à l’ancienne école, la mairie, le magasin général avant de nous rendre à l’usine en elle-même. Sur place, nous assistons à une projection forte intéressante. Ensuite, nous montons en téléphérique jusqu’en haut des chutes avant de redescendre à pied par le village ouvrier. Quelques maisons sont en ruines tandis que d’autres sont encore bien conservées. Nous pouvons d’ailleurs en visiter certaines. Ce n’est pas sans rappeler certains villages de la conquête de l’Ouest américain de notre imaginaire.

Nous décidons de nous poser pour la nuit au camping voisin en fin d’après-midi et c’est à ce moment que la pluie décide de refaire son apparition. Nous montons les tentes en urgence et construisons un abri de fortune au-dessus de la table pour le repas. Nous sommes trempés….

Jeudi 03 août : Zoo St Félicien

Au réveil, le temps couvert ne tarde pas à devenir menaçant. Alors que nous terminons le petit déjeuner, les premières gouttes de pluie font leur apparition. Nous sommes contraints de ranger les tentes trempées dans le coffre de la voiture.

Après une rapide toilette, nous quittons le camping de val Jalbert. Miracle, la pluie cesse sur la route qui nous conduit au zoo de St Félicien. Nous faisons une brève halte pour faire des courses.

Vers 11 heures 00, nous commençons la visite du zoo par une projection en immersion ! Surprise assurée ! Quand le vent souffle, d’immenses ventilateurs dissimulés dans le plafond nous soufflent un air frais, quand il neige des flocons de savon tombent du ciel et …… Chut on vous en dit pas plus !

Grizzly….

Nous commençons par une visite pédestre : Loutres, Renards roux, Porc-épics, castors dans leur tanière… Nous déjeunons nos sandwichs sur les tables aménagées après avoir assistés à la collation d’un couple d’ours polaire aux énormes papattes, impressionnant !!!

Nous poursuivons par une visite en train dont les wagons grillagés nous protègent durant le trajet, car ici ce sont les animaux qui sont en liberté et nous en cage. Les rôles s’inversent, nous sommes le spectacle des animaux. Le trajet d’1 heures 15 est incroyable. Nous croisons bisons, buffles, loups, orignaux ainsi que plusieurs ours noirs qui passent à quelques mètres de nous. c’est exceptionnel de voir ces animaux dans leur habitat naturel. Le train passe même au beau milieu d’une grange d’un village de pionniers, plus loin à côté d’une tente de prospecteur et d’une hutte amérindienne. Franchement ce spectacle nous a laissé sans voix. Nous terminons la visite (après avoir savouré une glace) par la collation des grizzlys aux griffes impressionnantes, des pumas, des lynx. Un récapitulatif des collations est fourni à l’entrée et sincèrement c’est à ne pas manquer. Nous terminons par des animaux moins locaux, mais toujours du cercle boréal, avec des tigres, des singes, des chameaux, des chevaux mongols.

Ours Brun

Nous quittons le zoo, enchantés de la visite, pour nous installer au camping voisin. Au programme, séchage des tentes et fondue savoyarde pour nous remonter le moral face aux aléas climatiques.

Vendredi 04 août : Parc du Mont Valin

Nous démontons les tentes encore trempées de rosée, cela commence à devenir une habitude, pour filer au parc de la pointe Taillon, sur les berges du lac St Jean. Sur place, il est possible de louer des vélos avec remorques (gratuit pour les enfants) pour partir camper dans le parc. L’incertitude météorologique nous contraint à abandonner cette idée pour un logement en dur. On en a un peu marre de l’humidité… Nous poursuivons donc notre route jusqu’au parc du Mont Valin. A la maison du parc, nous choisissons de loger dans un refuge des pionniers isolés dans le parc en bordure du lac éponyme. A cette heure, il ne devrait y avoir personne d’autre…

Parc du Mont Valin

Avant de prendre la route, nous faisons une courte balade jusqu’à un panorama magnifique sur la rivière Valin, le point de vue du Mirador. Depuis notre éperon rocheux, nous pouvons admirer, malgré le ciel gris, les méandres de la rivière qui serpente tranquillement à nos pieds au milieu d’une végétation boréale. Ici, tout nous semble calme et paisible. Sur le retour, une averse nous surprend…. C’est donc entièrement trempés que nous nous retrouvons à notre point de départ. Nous profitons donc de ce moment pour prendre une bonne douche chaude à la maison du parc avant de filer sur la piste carrossable qui doit nous mener en 30 minutes au refuge des Pionniers. Nous nous enfonçons dans le parc sur la route détrempée par la pluie. La voiture peine dans les montées, patine, puis repars doucement. Nous sommes un peu inquiet pour le retour le lendemain si la pluie continue… L’aventure …

J’men bats les couilles, j’vais couper du bois…

« J’m’en bas les couilles, J’vais couper du bois»

Charles Ingalls

Vers 16 heures 00, nous prenons possession de notre refuge où il n’y a pas âme qui vive… Entouré de résineux, il est construit sur les hauteurs du Lac des Pionniers. Il s’agit d’une solide construction en bois sur pilotis. Des toilettes sèches extérieures sont également présentes. Le Refuge est composé d’une grande pièce de vie, de deux chambres munies de 4 couchettes chacune et d’une bonne réserve de bois. Nous notons tout de suite la présence d’un poêle qui trône fièrement à droite de l’entrée dans la pièce principale. Une jolie hache rustique repose à ses côtés. Cela me rappelle tout de suite, un récent post de Facebook représentant « Charles Ingalls » et surligné de la phrase, on ne peut plus vrai : « J’m’en bas les couilles, J’vais couper du bois !!! ». C’est donc naturellement que Nicolas s’empare de la hache pour une petite séance de coupe, histoire de préparer l’allumage du poêle. « Fendre du bois au Canada », un rêve devenu réalité ! La température nous y incitant, nous ne tardons pas à allumer le poêle en trinquant avec une bouteille de « Chouape », bière blonde brassée localement. Après quelques instants, le feu crépite dans le poêle. L’atmosphère se réchauffe et nous baignons dans une douce chaleur. Mais, passé une heure de chauffe avec seulement deux bûches, il fait si chaud que nous sommes pieds nus et torses nus ! Nous devons même ouvrir les fenêtres. L’isolation des refuges au Canada, ça ne rigole pas !

Refuge des Pionniers
Notre Refuge des Pionniers

Nous dînons avec un modeste plat de pâtes… Ah si nous avions su qu’on aurait un chalet en bois perdu au fond des bois pour nous tout seul, on aurait anticipé le repas du soir ! Après le repas, chacun se pose un moment avant de se coucher bien à l’abri de notre cabane de Pionniers alors que dehors la pluie et la brume couvre la forêt. Au coucher, il fait encore si chaud, malgré la fenêtre ouverte que nous dormons en slip sur nos duvets, bien calés dans nos couchettes.

Les Trappeurs, en famille

Dans la nuit, nous entendons la pluie tombée entrecoupée de fortes bourrasques de vent. C’est sûr, nous avons fait le bon choix. En tentes, on aurait souffert !

Samedi 05 août : la baie de Sainte Marguerite

Nous ouvrons les yeux vers 08 heures 00 dans le silence de la nature sauvage. La pluie semble s’être calmée, laissant la place à un paysage humide, enveloppé dans un épais brouillard. Nous petit-déjeunons avec un café agrémenté de tartines au sirop d’érables. Il faut encore si bon dans le refuge que nous ne rallumons pas le poêle.

Nous décidons de partir à pied au lac des Pionniers distant de quelques centaines de mètres. Seul, Théo souhaite rester au chaud dans le refuge. Arrivés au lac, couvert de brume, nous décidons de poursuivre jusqu’au pic de la hutte coiffé d’un sympathique refuge. La vue sur la vallée doit être magnifique quand il fait beau …. Là on ne voit absolument rien…. Tout le paysage est enveloppé dans les nuages. Au retour à notre refuge, nous retrouvons Théo, très inquiet de notre absence prolongée. Nous profitons de notre matinée pour se reposer un peu tandis que la pluie refait son apparition.

On the road…

En fin de matinée, nous plions nos affaires, chargeons la voiture et faisons le ménage du refuge. C’est le cœur lourd, que nous quittons notre cabane de « trappeurs » pour rejoindre le fjord du Saguenay et la baie de Sainte Rose du Nord. L’endroit doit être sympathique par beau temps mais là…. Finalement, nous poursuivons jusqu’à la baie de Sainte Marguerite. Nous déjeunons sur place avant d’entamer le chemin qui doit nous rendre à un point de vue pour l’observation des belugas. Après quelques centaines de mètres, la pluie qui avait cessé, reprend de plus belle. Nous rebroussons chemin et fuyons jusqu’à la voiture. En attendant, une accalmie, nous décidons de partir faire quelques courses au village voisin.

Belougas ???

Vers 16 heures 00, nous sommes de retour au parc. Le temps semble s’être calmé. Nous y apprenons que le camping est plein depuis plus d’un mois. Les gardes nous autorisent à bivouaquer devant la maison du parc sur un bel espace herbeux. Nous montons nos tentes et reprenons le chemin du point d’observation des belugas. Et bien évidemment, nous sommes terrassés par la pluie ! Véritablement trempés, de la tête aux pieds. L’eau transperce même nos vestes ! Obstinés, nous poursuivons jusqu’au point de vue où, évidemment, il n’y a personne. C’est donc trempés jusqu’aux os, les pieds en éponges, que nous commençons à scruter l’horizon. Dieu merci, une petite tonnelle nous protège de la pluie, mais pas du vent… C’est beau la Bretagne ! Après 45 minutes d’observation, nous apercevons une tâche blanche au loin. Est-ce une crête de vague ? Non, c’est bel et bien un animal et pas n’importe lequel c’est un belouga ! Il reste quelques temps à la surface puis plonge plusieurs minutes avant de réapparaître plus près de nous. Enfin, nous sommes récompensés. C’est donc tous humides, mais heureux, que nous retournons à la maison du parc où nous prenons une douche chaude, tous les quatre. En effet, il faut 4x25cts pour activer la douche et nous n’avons pas plus de monnaie. C’est donc en 8 minutes chrono que nous prenons 4 douches, record battu ! Nous enfilons nos vêtements secs et partons déjeuner dans la pièce commune. Nous discutons quelques instants avec nos voisins de table, un couple de québécois dont l’épouse est originaire de France et leur amie de Lyon.

Dimanche 6 août : Cap Bon Désir pour observer les baleines

Nous plions rapidement les tentes pour rejoindre TADOUSSAC avec pour mission de trouver un camping avec machine à laver et d’un fil à linge pour tout faire sécher.

Cap Bon Désir

Ensuite nous filons au Cap Bon Désir pour observer les baleines, marsouins, phoques et rorquals.

Observations… Rorquals

L’endroit est battu par les vents, nous nous installons sur les dalles rocheuses et scrutons l’horizon. Dès les premières minutes, nous observons plusieurs marsouins et un ou deux phoques. Au cours de la journée, nous verrons plusieurs rorquals et deux baleines. Les guides présents sur place sont très sympathiques et intarissables sur ces mammifères marins.

Lundi 7 août : TADOUSSAC

Après avoir replié nos tentes, nous partons à la visite de TADOUSSAC. Nous commençons par la Chapelle des Indiens qui serait la plus ancienne du Canada (1747-1750), l’hôtel, le poste de traite Chauvin puis empruntons le sentier de l’Islet. Nous sommes gratifiés par quelques rayons de soleil.

Tadoussac

Nous quittons TADOUSSAC à l’aide du bac pour relier Sainte Catherine et ainsi franchir en 10mn le Saguenay (Gratuit). Au cours de la traversée, nous apercevons encore quelques belougas. Nous filons à LA MACBAIE pour acheter à Intersport de nouvelles recharges de gaz pour notre réchaud.  Nous prenons ensuite la route du parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. L’accueil nous informe qu’il n’y a plus de place pour la nuit et la brochure du parc ne nous enchante guère. Du coup, nous filons au parc voisin des Grands Jardins. Mais là encore, il n’y a plus de place pour la nuit. Nous héritons tout de même d’un emplacement de secours dans le secteur du Gros Pin, où nous dégustons un succulent travers de porc au feu de bois.

Mardi 8 août : Parc des Grands Jardins

Nous commençons pour la petite rando de la Chouenne (+250m) d’où la vue est sympa sur la vallée du parc et sur les environs. Nous reprenons la route pour aller au centre de ARTHABASKA.  Anne-Cécile ayant mal à la tête, les trois mecs partent explorer la Taïga sur le sentier « Boréal ». Sur une idée de Nathan, nous sautons nus comme des vers dans le lac Turgeon au niveau de Château Beaumont.

Aux alentours du centre d’ARTHABASKA

De retour à la voiture, nous filons acheter de quoi faire une soirée Hamburgers à St Urban, puis nous prenons une douche avant de gagner notre emplacement au bord du Lac Soucoupe, entre Taïga et Toundra.

L’allumage du feu est facile, mais faire des braises, c’est autre chose. Les bûches ne s’y prêtent guère. Après d’âpres difficultés, nous parvenons à déguster nos hamburgers agrémentés de frites carrées. Un vrai délice !

Le Soleil s’est couché mais nous sommes gratifiés d’une magnifique pleine lune, pile au-dessus du Lac Soucoupe. Photo Oblige ! Même si le thermomètre affiche 7° petit degré.

La nature à l’état sauvage…

Nous nous enfilons dans nos duvets avec collants et doudounes.

Mercredi 9 août

«  démontons nos tentes humides, cela commence à devenir une habitude!»

Il fait 13° au réveil. Le ciel est menaçant et quelques gouttes tombent par ci par là. Nous démontons nos tentes humides.  Après un rapide petit déjeuner, nous rejoignons le parc de la Jacques CARTIER. Arrivés pour l’heure du repas de midi, nous courons nous mettre à l’abri à l’intérieur de la maison du parc car la pluie refait son apparition avec des violentes averses. Il est malheureusement trop tard pour une sortie mini raft. Du coup, on réserve pour le lendemain et partons faire un petit tour à pied alors que le soleil est revenu puis nous montons rapidement le camp. De 18h30 à 19h45, nous assistons à une présentation (gratuite) sur les castors au cours de laquelle nous nous rendons sur un ancien habitat de castors, voir leur barrage et leur hutte.

Parc de la Jacques CARTIER

Le soir, nous dînons sur une aire aménagée à proximité de notre campement du Héron, en bordure de la rivière.

Jeudi 10 août : Rafting

Nous plions les tentes rapidement avant de faire griller quelques tranches de bacon pour le petit déjeuner. A 10h15, nous nous équipons pour notre mini descente en Rafting (Combinaison + gilet)

L’équipe !

A 11h00, nous embarquons à bord des fameux bus jaunes scolaires américains qui tractent nos embarcations. Au départ, nous assistons à la présentation de la descente pour un guide du parc, une vraie comédie, de vrais acteurs. On a bien rigolé.

A 11h30, nous entamons la descente au Pont Banc (Son nom provient des bûcherons qui mangeaient assis sur ce pont, moins exposés aux moustiques). Nous négocions nickel le premier rapide puis le second avant de faire la pause casse-croûte.

Ensuite, nous reprenons notre descente de 8km au total. Le 3ème rapide, Classe III et parsemé des rochers doit être évité par une harassante séance de portage. On se rend bien compte du poids de l’embarcation, sur les 300m de chemin, agrémenté des multiples pauses. Nous remettons le raft à l’eau pour reprendre la descente avec encore 1 ou 2 rapides faciles. Bon franchement, ce n’est pas les gorges de l’Ardèche au niveau des sensations mais c’est bien sympa quand même. La rivière est fort jolie avec plusieurs îles sur le chemin. Nous observons même une hutte de castors.

Rafting !

A 15h00, après quelques moments de baignade, nous ramenons l’embarcation au point d’arrivée. Nous rendons le matos. Nous nous séchons et reprenons la route pour QUEBEC.

Avant de rejoindre le camping JUNEAU, nous faisons une halte aux magasins de rando LATULIPE et MEC et mangeons au Mac Do.

Vendredi 11 aout : QUEBEC

Nous visitons la ville de QUEBEC.

Québec

Nous remontons en direction du Centre-ville par la porte Saint Jean et entrons ainsi d’enceinte de la ville. Nous achetons en chemin quelques souvenirs. Nous mangeons au Chick Shack à côté du musée du fort, l’occasion  de goûter « la Poutine ». Nous nous baladons sur la terrasse du château Saint Jean d’où la vue est sympa sur la basse ville et le Saint Laurent. Nous avons de la chance, nous sommes en pleines fêtes de la Nouvelle France. La basse ville est ainsi animée de spectacles de rues, des gens vêtus de costumes et des campements d époques. Nous flânons dans la basse ville à la découverte de ses vieilles maisons et ruelles.

Fête de la Nouvelle France

Enfin d’après-midi, nous remontons à la citadelle, pour assister à la relève de la garde qui n’aura finalement pas lieu.

«  …constatons avec horreur qu’un écureuil a bouffé la moustiquaire de notre tente pour grignoter nos cookie»

Nous rejoignons le camping et constatons avec horreur qu’un écureuil a bouffé la moustiquaire de notre tente pour grignoter nos cookies … Moralité : ne rien laisser dans la tente même en ville. De même, nous constatons avec désarroi la disparition du guide du Routard !

On se remonte le moral avec une belle flambée qui nous permet de griller du jarret et des travers de porc.

Samedi 12 aout : Parc de BIC

Nous quittons Québec après avoir fait quelques haltes dans divers magasins puis prenons la route pour le Parc de BIC .

Après plusieurs centaines de kilomètres de lignes droites nous arrivons à BIC vers 19 heures. Nous ne trouvons personne à la première entrée du Parc mais un garde nous invite un peu plus loin à nous rendre à l’autre entrée qui est ouverte jusqu’à 22 heures. Évidemment à cette heure tout est complet sauf quelques emplacements en graviers pour « roulotte ».

Parc de BIC

Après réflexion, nous préférons revenir quelques kilomètres en arrière au camping de Saint Fabien. D’un côté de la route c’est un camping classique et de l’autre côté une aire naturelle et sauvage avec même sanitaires et douches ! Le top quoi ! Chaque emplacement est dissimulé dans la nature et doté d’une table et d’une plateforme en bois pour les tentes. (Certains ont même un brasero)

Nous dînons rapidement alors qu’il fait déjà nuit et ne tardons pas pour nous coucher.

Dimanche 13 aout : Parc de BIC

Nous laissons nos tentes en place pour une seconde nuit et filons au parc de Bic. Nous commençons par l’observation des phoques au Cap du Caribou. C’est la marée basse, nous découvrons que sur presque chaque rocher un phoque ou plus se dore au soleil. A l’aide de nos jumelles et de la longue vue prêtée par le parc nous admirons les phoques tranquilles. Le guide présent nous apprend que les phoques viennent ici pour changer de fourrures et reste sur place trois semaines comme cela sans s’alimenter. Il nous explique que le prédateur des phoques est le requin de Groenland. Animal qui vit en moyenne 450 ans !!!! et certains peuvent atteindre 600 ans. Incroyable !! Ils atteignent leur maturité sexuelle à 150 ans.

Observation des phoques à la jumelle

Après ce bon moment passé en compagnie des phoques, nous filons pour une ballade sur le « chemin du Nord ». Il s’agit d’un sentier littoral qui nous conduit jusqu’à un site archéologique témoignage d’ancestraux camps indiens.

Ensuite nous filons au départ de la navette qui mène au point culminant du Parc « Le Pic Champlain ». De là, la vue est superbe sur le parc. Là encore un guide du parc nous conte les histoires indiennes et celles des premiers explorateurs. Nous profitons par manger sur la terrasse en bois qui domine le parc. Un vrai home cinéma tellement la vue est splendide.

Parc de BIC, Le Pic Champlain

Nous redescendons à pied et finissons même en courant avec les garçons. Nous reprenons la voiture direction l’anse Mercier et l’anse Capelan. Dans cette dernière, Nathan et papa décident de piquer une tête dans le Saint Laurent. Ce fut un moment très bref car l‘eau s’est révélée particulièrement froide.

Quelque part sous les étoiles…

Ensuite, nous rejoignons le camping et tentons de réserver une nuit au parc de Gaspésie où tout est complet pour les deux premiers jours. Nous en profitons pour changer d’emplacement pour la nuit, pour avoir un brasero. Du coup, on se fait une petite flambée sous les étoiles avant d’aller se coucher, superbe !

Nous quittons Saint Fabien pour Rimouski et plus précisément la Pointe au Père, lieu de la dernière demeure du sous-marin ONONDAGA en service jusqu’en 2000.

Lundi 14 août : Rimouski

Nous commençons donc naturellement la visite par le sous-marin ONONDAGA

Mais le lieu est également et tristement célèbre pour une des plus importantes  catastrophes maritimes de l’histoire, quelques temps après le Titanic. Ce jour-là le paquebot de l’EMPRESS OF IRELAND est percuté sur son flanc dans la brume par un autre navire.

La voie est si importante que le paquebot coule en seulement 15 min et faisant plus de 1000 victimes.

Nous visitons l’exposition et le film retraçant cette tragédie avant de gravir les marches du phare qui avertissait jadis les bateaux sur le Saint Laurent.

Nous déjeunons tardivement sur une aire aménagée en chemin avant d’atteindre le camping « l’ancre jaune » à Saint Anne des Monts, seule solution de secours, pour visiter le lendemain le parc de Gaspésie.

Le camping est pas terrible mais nous avons la possibilité de faire un feu sur la plage en admirant le coucher du soleil. Tant mieux parce que nous avons acheté de la viande. Pendant que maman quémande de l’huile aux voisins, nous partons faire des braises  sur la plage. Nous tentons même de nous faire un banc et une table avec le bois trouvé sur la plage. C’est donc au coucher du soleil que nous mangeons nos T-Bone steak face à la mer.

Resto, face à la mer….

En soirée, nous discutons avec de sympathiques québécois pendant que les enfants jouent aux jeux.

Mardi 15 août : Parc de la Gaspésie

Réveil humide, il a plu dans la nuit. Tout est encore trempé. Le temps est couvert. On déjeune rapidement entre quelques gouttes avant de filer au parc de la Gaspésie où le temps se dégage. Après un rapide check à l’entrée du parc, nous empruntons une piste qui monte vers le Nord. Nous faisons plusieurs arrêts pour admirer le paysage et les lacs. Sur la piste en roulant, nous entendons un craquement de bois sur le bord à la lisière de la forêt. Nous stoppons le véhicule à l’écoute des bruits de la forêt. Plusieurs craquements résonnent et des branches bougent. C’est un animal, un gros c’est sûr. Mais est-ce un orignal ou un ours ? L’idée de nous retrouver face à face avec un ours nous tétanisent quelques instants. Puis dans un éclair de courage, papa descend de la voiture pour regarder par-dessus les herbes qui nous masquent le sous-bois, rien de visible, quand tout à coup maman s’écrie « là devant la voiture ! » Tous les regards convergent pour admirer une magnifique femelle orignal traversée tranquillement la piste devant nous, à moins de 100 mètres. La scène est si surprenante et si brève que personne n’a l’idée d’immortaliser cet instant d’une photo. En quelques secondes l’orignal s’enfonce dans le dense sous-bois et malgré nos recherches demeures invisible. Nous poursuivons notre chemin en savourant cette chance qui nous été offerte de voir cet animal de si près dans son milieu naturel.

Quelques kilomètres plus loin, une tour de bois est installée en bordure d’un lac pour l’observation de ce fameux animal. Nous apprenons que l’orignal raffole des racines de nénuphars qui parsèment le lac. L’orignal mâle peut peser plus de 700 kgs et engloutit plus de 25 kgs de nourriture par jour. Cet animal est solitaire, au contraire du Caribou qui vit en troupeau. Alors que nous discutons avec des Québécois qui viennent de nous rejoindre sur ce poste de guet, nous apercevons une femelle orignal qui broute tranquillement les plantes aquatiques sur la rive opposée. Chaussés de jumelles, nous nous délectons de ce spectacle. Nous regagnons la voiture et poursuivons sur la piste toujours vers le Nord. Un modeste panneau indique un lieu de canotage pour la pêche sur la rive du lac noir. Nous décidons d’aller y jeter un coup d’œil. Nous quittons la piste principale pour emprunter une piste plus modeste qui nous emmène à la barge. Une barque amenée est à la disposition de pêcheurs. Sur la droite une table de pic-nic en bois est face au lac qui s’étire magnifiquement devant nous. Un tapis de plantes aquatiques amène une touche de vert clair dans ce tableau idyllique. Ça tombe bien, il est l’heure de déjeuner. Une grenouille dérangée par notre présence saute à l’eau et nous fait sursauter. Nous nous installons et déjeunons face au lac, quand de nouveau une femelle orignal patauge dans l’eau sur la rive opposée. Là encore, nous l’observons aux jumelles avant qu’elle ne disparaisse. Après être rassasiés nous continuons la piste jusqu’à son terme. A pied, nous réalisons les derniers mètres qui nous conduisent au refuge. Le refuge est implanté au bord du lac. Il est composé d’une grande pièce de vie où un poêle trône en son centre. Deux chambres de quatre couchettes donnent sur cette pièce. Un grand dortoir est à l’étage. Tout est propre et fonctionnel.

Première conduite en solo, vive la boite auto !

Sur le chemin du retour, Théo teste pour la première fois la conduite en solo d’une voiture. Merci la boîte automatique. Théo est aux anges, papa et Nathan rigole pendant que maman serre les fesses. Quelques minutes plus tard, ce sera au tour de Nathan sur les genoux de son papa même si l’ostrogoth parvient tout de même à toucher la pédale d’accélérateur.

Nous faisons une brève halte au centre d’information du parc alors que la pluie fait son retour par intermittence. Le ciel dégagé ce matin devient chargé. Nous faisons un passage à la chute Sainte Anne avant de prendre la route qui mène au parking du lac aux Américains.

Nous y laissons la voiture et poursuivons à pied pendant ¾ d’heures, 1 heure en priant que la pluie ne reprenne pas. Le lac aux Américains repose au fond d’un cirque glacière. Sur un rocher en compagnie d’un guide du parc nous apercevons un cormoran. Mais que fait-il à cette altitude si loin des côtes ?

Nous quittons le parc par une piste bien visible sur la carte pourtant elle semble bien moins entretenue que les autres. Après plusieurs kilomètres, un panneau indique que nous sommes dans un secteur de chasse qui jouxte le parc. C’est donc en baissant la tête que nous poursuivons notre retour qui nous ramène à un autre secteur du parc, puis à Mont St Pierre où nous nous installons au camping municipal. Il s’agit d’un immense camping mais il n’y pas trop de monde. Peut-être que l’accès au parc par la seule piste décourage les gens. A peine avons-nous commencé à monter les tentes que la pluie refait son apparition. Nous choisissons d’ailleurs d’aller en voiture jusqu’aux douches.

Mercredi 16 août : Parc Forillon, Percé

Il a plu dans la nuit et il pleut à nouveau. Nous plions les tentes en vitesse entre deux averses et avalons un petit déjeuner abrité sous la bâche. Ensuite nous prenons la route pour le parc Forillon. Le paysage change totalement, la route frôle la mer d’un côté tandis que d’immenses falaises de couleur clair délimitent l’autre côté. Certains villages semblent sans vie tandis que d’autres affichent des maisons colorées. En arrivant à proximité du parc Forillon, la vie semble reprendre et le soleil revient. Nous nous arrêtons à l’accueil du parc pour déjeuner nos salades composées fraichement achetées. Puis nous empruntons la route qui mène aux falaises immenses qui forme la pointe du parc. Ensuite, nous nous baladons dans la partie Sud du parc, avec son vieux magasin général et ses maisons de pêcheurs à la morue. Le paysage du littoral est très joli avec des petites criques isolées.

Vieux magasin
La Gaspésie

Nous poursuivons notre route vers Percé en traversant de paysage totalement différent. La route se fait plus sinueuse et champêtre. Nous arrivons à Percé juste à temps pour admirer le coucher du soleil sur le fameux rocher. Nous campons au camping de la Baie de Percé et déplions nos tentes toujours trempées sur l’herbe déjà humide. De la vapeur s’échappe même nos bouches. Nous parvenons tout de même à allumer un feu pour griller les saucisses de nos appétissants Hot Dog.

Percé, Gaspésie

Jeudi 17 août : Nuit en yourte flottante

Comment dire ? Encore un réveil humide sous une fine pluie. Nous plions les tentes désormais détrempées. Nous réussissons tout de même à réchauffer des pancakes que nous dégustons nappés de sirop d’érable. Avant de quitter Percé, nous cherchons quelques spots photo sur le rocher percé puis filons en direction du parc de Miguasha. Sur la route, nous trouvons un grand panneau Pow Wow qui indique l’entrée d’un campement indien composé de plusieurs tipis immenses implantés en bord de mer. Pas d’indien en vue, nous pouvons nous approchés. Ils ont vraisemblablement été installés par célébrer un pow wow(définition), qui a eu lieu le mois précédent.

Plus loin sur la route, nous découvrons de gigantesques nénuphars posés dans la baie de Carletons/mer. En réalité il s’agit de Yourtes flottantes. Incroyable et totalement insolite. Bien que rappelant plus la Mongolie que le Canada, nous sommes tentés par une nuit dans cet hébergement atypique. Ça tombe bien, il n’en reste qu’une de disponible. C’est donc en pédalo (choix des enfants) que nous regagnons notre yourte pour la nuit. L’étang est peu profond 40 à 50 cm. Nous peinons néanmoins à gagner notre logement tant l’embarcation est peu manœuvrable.  Finalement, les cuisses en feu nous atteignons la terrasse de la yourte. L’ensemble est très vaste. En ouvrant la porte nous découvrons encore l’espace qui s’offre à nous. L’intérieur est un peu vétuste pour ne pas dire négligé, qu’importe l’implantation est vraiment sympathique. Nous déchargeons nos affaires et prenons possession de la terrasse alors que le soleil brille ! Nous nous posons tranquillement (enfin) tandis que les enfants souhaitent faire un tour de pédalos. Enfin un peu de calme et de silence ! Faut pas rêver, 5 minutes plus tard, le pédalo est en détresse, les enfants hurlent de SOS ! Avec le vent qui s’est levé, ils ne sont plus en mesure de ramener l’engin à bon port. Malgré nos indications rien n’y fait. La panique semble s’installer sur le pédalo. Théo, puis Nathan tentent de ramener le pédalo en sautant vu la faible profondeur de la baie. La panique semble redoubler. Bizarre ? Que se passe-t-il ? Papa décide de se jeter à l’eau pour rejoindre le Titanic à pied, vu qu’il est impossible de nager dans si peu d’eau. Il saute donc à pieds joints depuis la terrasse et là surprise, il s’enfonce littéralement dans 30 cm de vase. Les tongs sont aspirées au fond. Ce sera au prix d’une rude bataille qu’il pourra les récupérer sans être couvert de glaise sombre. Ah mince, et les gosses dans tout ça ? C’est donc à pied nus dans le fond vaseux de la baie que papa progresse jusqu’aux enfants et ramènent l’équipage sains et sauf. Les enfants anesthésiés par leurs aventures jouent aux cartes dans la yourte tandis que nous lisons sur la terrasse.

Notre yourte flottante

Quand sonne l’heure de l’apéro, nous décidons d’allumer le BBQ à gaz. Celui-ci n’étant pas relié à la bouteille de propane, nous devons débrancher celle du chauffage afin de récupérer la bouteille. Dans la manipulation, nous manquons de tout faire « sauter » tant il reste du gaz dans le tuyau alors même que nous avions fermé la bouteille. Plus peur que de mal, les grillades de poulet peuvent commencer tandis que le riz cuit et la sauce Tikka Masala mijote. Pendant que le repas se prépare, nous admirons le magnifique coucher du soleil et nous nous régalons de la silhouette des autres yourtes posées sur l’eau qui se détache sur le ciel rougeâtre.

Le vent s’étant un peu levé, nous installons la table à l’intérieur histoire de profiter de notre abri insolite. Nous dégustons bien au chaud notre poulet, alors que le soleil a disparu. Nous ne tardons pas à nous coucher. Nous sentons le souffle du vent frappé sur les murs de la cabane tandis que des petites vagues font tanguer la plate-forme, nous berçant tranquillement.

Vendredi 18 août : Parc Miguasha

Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de notre yourte en pensant à cette nuit bien protégée des fortes bourrasques de vent.

Avec notre pédalo, nous regagnons la berge, chargeons notre voiture et filons au parc Miguasha. En plus de l’entrée classique de 8,5 dollars, nous apprenons que la visite guidée de l’ensemble du site et les expositions fixées à 22,5 dollars sont inclus dans la carte réseau. Excellente nouvelle. De même une chasse au trésor pour les enfants est incluse dans la visite !

parc Miguasha

Pour patienter avant le début des visites, nous prenons un café pendant que les enfants débattent leur chasse au trésor. A cet instant, nous sommes survolés par un drône (phantom 4 pro). Le pilote se présente à nous, il se prénomme Thomas. Il est chargé de la réalisation d’un film promotionnel sur la Gaspésie. Il sollicite notre autorisation pour réaliser quelques images de nous. Nous acquiesçons ravis de pouvoir contribuer modestement à la promotion d’une si belle région.

« Ici, les poissons et les plantes fossiles racontent notre histoire, celle de l’origine des premiers vertébrés terrestres, il y a 380 millions d’années, à cette époque où d’étranges espèces amorçaient leur passage de l’eau à la terre. Véritable trésor du patrimoine naturel, le parc national de Miguasha émerveille les grands et les petits par une panoplie d’activités familiales et différentes expositions. « 

Nous entamons la visite guidée par le musée reprenant les plus beaux spécimens des fossiles découverts sur la falaise qui surplombent la mer.

Après avoir assisté à une petite projection sur ces deux espèces qui font la richesse du site Nous descendons sur le site, lieu des découvertes, implanté au pied de la falaise.

Thomas réalise encore quelques images en nous demandant de penser à la chose la plus rigolote de notre voyage, histoire d’égayer son film. Nous mangeons sur les tables aménagées à l’extérieur avant de terminer la chasse aux trésors et de récupérer notre médaille d’ELPI dans le coffre à secret.

Là, c’est moins rigolo, nous partons pour 3h30 de route pour rejoindre SQUATEC porte d’entrée de notre dernier parc : « TEMISCOUATA ». Ce parc a été créé pour veiller à la protection et l’étude archéologique de nombreux sites amérindiens, puis plus récemment par l’occupation de bucherons draveurs. Après quelques courses à SAQUATEC, nous entrons dans le parc et prenons un campement au Grand Lac TOULADI. Il s’agit de beaux emplacements, pas vraiment sauvages, mais sympa quand même.

Samedi 19 août : parc « TEMISCOUATA »

Nous filons au centre de l’Anse William pour l’initiation à la taille de la pierre (5$/pers, gratuit pour les enfants) et tentons de nous inscrire pour la sortie « fouilles archéologiques » mais elle s’avère malheureusement complète.

Nous patientons en buvant un café, en faisant quelques achats vestimentaires à la boutique du parc et en profitant du WIFI.

L’activité de taille de la pierre débute à 10 heures 00 pour une présentation faites par Marianne Marilou LECLERC, archéologue au parc. Nous restons stupéfaits devant ses réalisations personnelles de pointes de flèches, de racloir et autres objets en pierre taillée. Après une phase théorique place à la pratique et là ce n’est pas gagné ! Heureusement que nous sommes munis de gants, lunettes et morceau de cuir pour les jambes sinon on aurait fini à l’hosto, c’est sûr. Mais à force de persévérance et en suivant les conseils de notre archéologue, notre morceau de « Cherk » (nom du Silex outre-Atlantique) commence à prendre forme. Bien sûr ce n’est pas encore une pointe de flèche mais avec un peu d’imagination…

Nous testons différents percuteurs : galets, bois de Cerf, bâton muni d’une tête en cuivre. Tout est dispo sur le site : http://www.neolithics.com/ pour ceux qui se sente une âme d’homme préhistorique.

Après 1h30 d’explications et de batailles, notre initiation est terminée mais si le cœur nous en dit, nous pouvons partir avec nos créations et nos chutes et pourquoi pas, parfaire notre technique à la maison. Bien évidemment, nous récupérons nos œuvres et les éclats.

Nous indiquons à notre archéologue que nous aurions aimé suivre la séance de fouille l’après-midi mais que c’est complet… Elle nous invite gentiment à venir suivre la présentation de la séance. En attendant, nous déjeunons à quelques mètres du lieu de fouille, en pensant qu’ici même une peuplade amérindienne y avait établi l’un de ses campements.

A 13h30, Marianne Marilou nous rejoint sur place avec les heureux participants aux fouilles. Lors de la présentation, nous apprenons que nous sommes sur la berge d’une importante voie navigable qui relie le Nord au Sud de la Gaspésie, une vraie autoroute préhistorique ! Les peuples amérindiens cherchaient en ces lieux, le « cherk » si précieux à la construction des outils nécessaire à la communauté. Sur les hauteurs, d’antiques carrières ont été découvertes d’où la pierre été extraites. Ils venaient sur les berges du lac, façonner leurs outils. La présence de nombreux artefacts l’atteste. Le parc recense aujourd’hui plus de 50 sites archéologiques en forte proportion amérindienne et dans une moindre mesure des sites plus récents datant de l’exploitation forestière. Les bûcherons- draveurs utilisaient, en effet, les lacs et rivières pour faire transiter les bois.

Nous laissons notre archéologue et le groupe qui débute la phase pratique de fouille. Nous remercions vivement Marianne Marilou pour sa gentillesse et la qualité de sa présentation.

Puis nous retournons au centre d’accueil de notre lieu de camping pour que les enfants puissent se dépenser sur un petit parcours sportif et découverte.

Dimanche 20 août : Erablière DESCHENES

Nous reprenons la route du retour pour atteindre QUEBEC en fin de journée. Nous prévoyons une halte en cours de route dans une cabane à sucre. On ne pouvait pas quitter le pays au drapeau à la feuille d’érable sans avoir goûter et été informés de la fabrication du produit mythique du Canada : le sirop d’érable.

A la cabane à sucre DESCHENES à ST AUBERT (https://www.youtube.com/watch?v=pP0_3bKyLD0) , nous sommes accueillis par Simon et Nathalie au sein de leur ferme en compagnie de deux autres familles de visiteurs. Nathalie nous invite à la suivre avec nos véhicules jusqu’à leur érablière, véritable camp de base hivernal pour la récolte de l’eau d’érable, au cœur de la forêt.  Nous apprenons que le sirop d’érable n’est pas fait avec la sève de l’arbre comme on pourrait l’imaginer mais avec une eau qui circule à 2cm sous l’écorce de l’arbre à la sortie de l’hiver.

Leur exploitation compte 20 000 arbres chacun percé (chaque année) d’un petit trou. L’ensemble des arbres est relié par une véritable toile d’araignées de tuyaux chargés de transporter l’eau d’érable au site d’exploitation via une station de pompage. Chaque arbre peut fournir assez d’eau pour la fabrication d’1 ou 1,5 litres de sirop d’érable. Une fois acheminée par ce dédale de tuyaux, l’eau d’érable est stockée dans trois cuves de 20 000 litres puis acheminée vers l’évaporateur. Chez les DESCHENES rien ne se perd ! L’eau chaude extraite sert à chauffer le sol de la cabane à sucre ! Brillante idée !!!

Au final, la substance atteint 66% de sucre. La couleur peut varier en fonction de la période de prélèvement. Là encore contrairement aux idées reçues, Nathalie nous apprend que le foncé n’est pas le meilleur ! La dégustation qui suit, nous permet de le confirmer. Nous testons également le beurre d’érable, le suc d’érable et le sucre d’érable. Excellent ! Nous repartons avec un plein sac de ces bons produits. Nathalie nous apprend qu’elle envisage avec Simon un tour de Corse en voilier. Nous lui laissons nos coordonnées, peut-être aurons-nous l’occasion de lui faire goûter de la Coppa ou un verre de myrte ! Nous reprenons la route pour gagner QUEBEC, acheter une énorme truite et la faire griller en bon trappeurs au feu de bois.

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